Le coût de cette page.
On annonce un budget carbone, on le mesure, on l'expose. Pas de greenwashing, pas de moyenne sur l'année — la vraie empreinte par vue.
On utilise le modèle Sustainable Web Design (SWD) v3 simplifié : 0,81 kWh par gigaoctet transféré, multiplié par l'intensité moyenne du réseau électrique mondial (442 g CO₂e / kWh). Ça donne ≈ 358 g CO₂e par gigaoctet, soit 3,33 × 10⁻⁷ g CO₂e par octet.
On mesure côté serveur au moment du build : la somme des chunks gzip réellement chargés par chaque page. C'est conservateur (on suppose que tout est servi froid, sans cache navigateur).
Mesuré dans ton navigateur, à l'instant — fetch des routes + assets liés, somme des octets, conversion via le coefficient SWD v3 (3,33 × 10⁻⁷ g CO₂e / octet).
Notre cible est ≤ 0,20 g CO₂e par vue (cahier des charges §7.2). Les valeurs réelles sont dans la section précédente — mesurées dans ton navigateur, pas estimées par un tiers.
Pour comparer, la médiane d'une page web en 2024 transfère ≈ 2,5 Mo (HTTP Archive), soit ≈ 0,83 g CO₂e par vue — environ quatre fois notre cible.
Le budget est appliqué en CI : sur chaque PR, le workflow `Performance` lance `scripts/measure-carbon.ts` qui calcule le poids gzip des chunks de la home et exit 1 si ça dépasse 0,20 g. Vérifiable dans `.github/workflows/perf.yml`.
Le modèle SWD ne couvre que la phase d'usage (réseau + appareil + datacenter). On ne mesure pas — pour l'instant — la fabrication des terminaux côté visiteur, ni l'amortissement matériel des serveurs. Notre estimation est donc plancher.
Pour réduire encore : assets statiques cachés agressivement, dynamic imports systématiques, dark mode par défaut (économie OLED), zéro autoplay vidéo. Tout est documenté dans CDC §7.